Aménagements extérieurs : par où commencer après la construction ?

Aménagements extérieurs : par où commencer après la construction ?

Aménagements Extérieurs : Préparez le terrain !

Vous avez choisi de réaliser vous-même les aménagements extérieurs de votre maison. Ces travaux réclament un soin tout particulier : votre terrain doit en effet être bien drainé pour éviter tout problème lié au ruissellement des eaux.

La mise en place de la terre

Avant toute chose, notez que l’intervention d’un professionnel est préférable pour la réalisation des aménagements extérieurs. Surtout pour les ouvrages touchant à la maison et aux canalisations enterrées. Si vous décidez néanmoins de vous atteler vous-même à ces travaux, vous devrez les réaliser avec le plus grand soin. Il en va de l’intégrité de votre maison. Ainsi, lorsque vous disposerez la terre autour de votre maison, vous devrez impérativement créer une pente. Elle permettra d’éloigner les eaux de ruissellement de la maison. Si votre demeure dispose d’un sous-sol enterré, n’oubliez pas de protéger l’isolat1on du sous-sol avant de remettre la terre en place. Plus précisément, voici le détail des travaux à réaliser. Un film plastique gaufré (type Platon noir ou Delta MS marron) sera déroulé sur le mur du soubassement. Attention à la pose, qui doit être très soignée sur la partie haute du mur (plinthe). Vous trouverez les matériaux nécessaires chez les négociants en matériaux. Et n’oubliez pas, avant de mettre la main à la pâte, de bien lire le mode d’emploi. , Pour. éviter le ruissellement et les infiltrations, l’eau de pluie doit être captée et éloignée le plus possible de la ma1son. Le remblai que vous disposerez autour de la maison devra offrir une pente d’au moins 2 %, soit deux centimètres de dénivelé par mètre de terrain, sur une longueur minimum de deux mètres.

ATTENTION: la terre se tasse inévitablement de dix à vingt centimètres dans les semaines qui suivent les travaux. Après ce tassement, vous pourrez réaliser, autour de la maison, un cheminement piétonnier en dalles ou en pavés. Vous éviterez ainsi les projections de terres et autres salissures, ainsi que les remontées d’eau qui peuvent laisser des auréoles sur les murs.

Prix enlèvement des terres : le prix d’enlèvement des terres par un professionnel varie fortement d’un chantier à l’autre. Bien evidemment, le cout de la main d’peuvre joue ( un terrassier coute moins cher dans l’Indre que dans les Hauts de Seine) mais c’est aussi et surtout le cout des dechetteries qui compte. Certaines sont gratuites et d’autres payantes. A titre d’exmemple, on sera aux lentours de  25-30€ par m3 en ile de France contre aux alentours de 9 euros dans certaines communes de l’Aube.

Autre point, tout dépend de la qualité de la terre. Si c’est de la terre argileuse, vous êtes bon pour la déchetterie mais si c’est de la vegetale, il est possible de la vendre sur des sites comme le bon coin… L’enlevement des terres peut donc mêle vous rapporter de l’argent 🙂

 

 Le drainage

Dans certains cas, en fonction de la qualité du sol, de la configuration du terrain et de la présence de caves au sous-sol de la maison, vous devrez prévoir un drainage. Commencez par demander conseil au responsable du chantier pour savoir précisément à quoi il sert et comment le réaliser. D’une façon générale, les Documents Techniques unifiés distinguent deux types de murs qui chacun nécessitent des travaux spécifiques.

Les murs de première catégorie : ils bordent des locaux dans lesquels l’humidité est proscrite (murs des pièces habitables).

Les murs de deuxième catégorie : Ici, des infiltrations limitées sont tolérées. Ils entourent les murs des chaufferies.

ATTENTION : avant de commencer les travaux, l’enduit d’étanchéité des murs de soubassement (leur imperméabilisation est assurée soit par du ciment, soit par du goudron). Si des retouches sont nécessaires, surtout, faites-les.

En outre, le fond de terrassement doit être nettoyé et les déchets de chantier évacués. Une fois ces précautions prises, vous devrez, pour bien réaliser votre drainage, tenir compte de regles précises.

Le tuyau de drainage, perforé sur sa partie supérieure, doit toujours être posé au-dessus du plus bas niveau des fondations et ne doit jamais être plus haut que le sol intérieur des caves (voir schéma). Les matériaux de remblai posés au-dessus du tuyau de drainage doivent être poreux. Plus vous descendez en profondeur, plus ces matériaux seront poreux. La terre et l’argile sont à proscrire. Un textile non tissé (Bidim ou Griltex, disponible chez les marchands de matériaux) doit entourer le tuyau de drainage. Ainsi, les particules de sable ou d’argile ne boucheront pas le drain. Ménagez des regards de visite au point le plus élevé du changement de direction (le point le plus haut du sol entourant la maison) et en bout de drain. Le nettoyage et le contrôle en seront facilités.

 

Créer les voies d’accés

Deux solutions pour créer allées et autres voies d’accès. Soit vous faites appel à une entreprise spécialisée (pratique mais onéreux). Soit vous réalisez vous-même ces travaux. Auquel cas le coût est moindre, ma1s il vous faudra du temps et vous devrez respecter certaines règles. Nous nous attarderons sur ce dernier cas de figure.

Pour créer des allées, donc, commencez par dessiner un plan en fonction de. la configuration de votre terrain et de l’implantation de la maison. Fiez-vous aux cheminements qu1 vous paraissent les plus naturels. Puis, sur le tracé ainsi délimité, vous enlèverez la terre végétale. Vous atteindrez un sol plus compact.

Si l’allée doit supporter de fortes charges, vous commencerez par poser plusieurs couches de cailloux, des plus gros aux plus petits Vous donnerez ainsi davantage de stabilité à l’ouvrage. Puis vous recouvrirez le tout de graviers, d’une couche de bitume ou d’ un autre revêtement adapté.

Pour de simples allées, il vous suffit d’ôter une vingtaine de centimètres de terre, puis de deposer une couche de sable de 2 à 4 centimètres d’épaisseur. Vous la mettrez a niveau et il ne vous restera plus qu’à poser les dalles et/ou les pavés (il peut être utile de poser un film anti humidité sous les dalles afin de limiter les remontées d’eau pouvant rendre les dalles glissantes en hiver). Si votre garage est enterré, veillez à bien calculer la pente. Elle ne doit pas être trop brutale, de mamer~ a ce que vous puissiez facilement sortir votre voiture. Une fois la terre enlevée, vous construirez des murs de soutènement pour éviter tout risque d’effondrement. Puis vous poserez sur le sol des pavés autobloquants, afin d’éviter les phénomènes de ravinement provoqués par les eaux de ruissellement. Et n’oubliez pas le drainage à l’entrée du garage!

 

Préparer le jardin

Plantations, arrosage intégré, éclairage : autant d’éléments qui reclament une bonne préparation.

jardin amenagement professionnelL’éclairage :

Divisez votre jardin en plusieurs secteurs, en délimitant bien les zones réservées aux plantations, aux allées, à la terrasse et aux allées. Une fois le terrain nivelé creusez les tranchées. Le câble, dont le diamètre dépend de la puissance d’éclairage, sera posé à 60 centimètres au-dessous du niveau du sol. Vous installerez ensuite un grillage, qui signalera sa présence. Le câble sera connecté au tableau électrique et un disjoncteur sera installé, par un professionnel. On ne met pas plus de 8 luminaires en série sur un même cablage !

ATTENTION: l’éclairage de jardin doit être alimenté par un circuit spécialisé Independamment de ceux de la maison, ce circuit doit obligatoirement être protégé par un interrupteur différentiel haute sensibilité.

A Savoir : les éclairages led sont en train de changer la donne. S’il est toujours indispensable de passer un cable pour des luminaires à forte puissance et le portail, les leds avec batterie intégrées et recharge solaire permettent d’installer rapidement des luminaires sans main d’oeuvre ou travaux. De plus en plus puissantes et fiables, on trouve des modèles restituant de 100 à 300 lumens toute la nuit par la seule recharge solaire….à moins de 30 euros l’unité.

L’arrosage :

Là encore, le terrain devra être nivelé avant que les travaux ne soient entamés. Ensuite, selon le schéma de plantation que vous envisagez, creusez les tranchées qui accueilleront les tuyaux. Ces derniers seront enterrés à 30 centimètres de profondeur, de préférence au bord du terrain. Ce qui vous permettra ensuite de réaliser de nouveaux travaux (piscine, etc.) sans rien bouleverser. Le point d’eau, quant à lui, sera implanté dans le jardin, le plus près possible du compteur pour obtenir une pression suffisante. Notez que vous pouvez aussi vous offrir une cuve afin de récupérer les eaux de pluie ( c’est même fortement recommandé). Elle sera posée sur un lit de sable, en terrain plat à l’écart des arbres et recouverte de terre végétale. Vous pourrez alors arroser gratuitement votre jardin ou vos massifs.

Les plantations :

En la matière, vous devrez avant tout respecter toute une série de règles de distances entre votre propriété et celles de vos voisins. Commencez par vous rendre à la mairie pour connaître d’éventuelles règles spécifiques à la commune. Si cette dernière n’en possède pas, ce sont les dispositions du Code civil qui s’appliquent. Ainsi, les végétaux dont la hauteur est supérieure à 2 mètres doivent être implantés à au moins 2 mètres de la limite séparative. Cette limite est ramenée à 0,50 mètre pour les plantations de moins de 2 mètres de hauteur. Par ailleurs, n’oubliez pas d’éloigner les plantations de la maison, et de les poser à au moins 2 mètres des canalisations !

En présence de capteurs solaires en toiture : attention de ne pas planter des arbres qui à terme par leurs hauteurs pourraient les masquer et diminuer voir annuler leurs performances.
De même si des capteurs géothermiques horizontaux ont été enterrés dans le jardin pour alimenter une pompe à chaleur, ne pas planter d’arbustes ni d’arbres sur cette surface d’échange thermique.

Les premières plantations d’arbustes seront éloignées à plus de 1 mètre du pourtour de cette surface.

Les terrasses

Un point juridique pour commencer. Si la terrasse est conçue en même temps que la maison, elle ne nécessitera pas d’autorisations particulières puisqu’elle aura été comprise dans le dossier de permis de construire. En revanche, si elle est créée dans un deuxième temps, vous devrez déposer une déclaration préalable de travaux si elle fait plus de 60 centimètres de haut. Si elle dépasse cette hauteur et que sa surface excède 20 mètres carrés, un permis de construire sera nécessaire. Le recours à un professionnel, voire le fait de confier cette tâche au constructeur, vous permettra d ‘obtenir une terrasse réalisée dans les règles de l’art. Si vous choisissez de la réaliser vous-même, délimitez l’espace que vous comptez lui consacrer. Puis creusez une fouille sur 20 à 40 cm de profondeur, en prenant soin de ménager une pente destinée à évacuer l’eau (voir encadré sur l’étanchéité). Ensuite, vous pouvez poser soit une chape béton, soit plusieurs couches de pierres, en plaçant les plus grosses au fond de la fouille. Finissez par du sable et ensuite placez les matériaux qui constitueront votre terrasse (pierre, bois, carrelage, terre cuite, etc.). Pour la pose, vous pouvez choisir différents types de calepinage (dalles placées côte à côte, réalisation de motifs, etc.).

Terrasses : objectif étanchéité :

Vous avez décidé d’aménager une terrasse, un cheminement piétonnier ou un balcon reposant sur des piliers. Vous devez absolument éviter les remontées d’eau par capillarité, qui provoquent des auréoles sur les murs. Pour ce fairè, les ouvrages en question doivent impérativement se placer à quinze centimètres en dessous de l’enduit de façade et sous le niveau de la dalle.

Comme pour le drainage classique, une pente d’au moins 2 % doit être prévue pour écarter les eaux de ruissellement de la maison. En outre, une plinthe sera réalisée autour de la maison pour protéger l’enduit.

Les clôtures et les portails

Première démarche : rendez-vous en mairie pour savoir quelles sont les règles de la commune en matière de clôtures et de portails. Pour les premières, il vous faudra en effet faire une déclaration préalable de  travaux, ce qui dans la plupart des cas ne pose pas de problèmes.

Dans certains cas (secteurs sauvegardés, etc.), il vous faudra l’autorisation de l’Architecte des bâtiments de France.

Vous joindrez alors à votre dossier un plan de situation du terrain, un plan sommaire des lieux avec l’implantation de clôture et un croquis de cette dérnière.

Les services concernés vous donneront leur accor ous un mois. Passé ce délai, leur silence vaut acceptation. Pour le reste, vous avez le choix entr des clôtures en bois, en PVC, en métal.

Quant au portail, il devra laisser un passage suffisant pour les oitures (au moins 2,50 mètres de large), et sa longueur totale ne devra pas dépasser un tiers de la façade. Enfin, notez que vous avez le choix entre de très nombreux modèles, ouvrant ou coulissant, en bois, en métal, en PVC, avec ou sans ouverture automatique …

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Contactez-nous

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

© Immolib - Maison.fr - Tous Droits réservés - Mentions Légales - CGU

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account